Le mois sans tabac

Le mois sans tabac <em>(de Annie Philizot)</em>

Comme chaque année, le mois sans tabac aura lieu  du 1er au 30 novembre.

Cette initiative a été conçue et lancée par l'Assurance Maladie en novembre 2016. L'événement, mené en partenariat avec Santé Publique France et le ministère de la Santé, s'inscrit dans le Programme National de Lutte contre le Tabac (PNLT), plus précisément dans le volet "Encourager et Accompagner les fumeurs à aller vers le sevrage". Hormis les risques avérés de cancers et de maladies respiratoires chroniques le tabac est un facteur de risque de diabète type 2.

Des études épidémiologiques montrent un lien entre tabagisme actif et passif et diabète de type 2 : le tabagisme actif augmente de 37 à 44% le risque de devenir diabétique de type 2.

De plus le tabagisme augmente le risque de complications du diabète au niveau des grosses artères : du cœur (infarctus du myocarde), des jambes (artérite) et du cou (accident vasculaire cérébral).

Non seulement le tabac entraîne des cancers et altère la circulation sanguine par une atteinte des artères, mais il augmente également le risque de survenue d’un diabète de type 2, en augmentant l’insulinorésistance, même en cas de tabagisme passif.

Par ailleurs, le tabac favorise l’athérosclérose, et augmente le risque d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral, d’artérite des membres inférieurs et de décès. Enfin, il est également néfaste pour les reins et les yeux, favorisant la progression de la néphropathie  et de la rétinopathie diabétique.   

Sources : Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Journée mondiale sans tabac,
Diabète et Obésité, Diabète et tabagisme, Le mois sans tabac.

Alors sur quoi peut-on agir ?

Le tabac n'est pas le seul responsable. Il est associé à d'autres facteurs de risque cardiovasculaires, comme l'hypertension artérielle, l'excès de lipides (cholestérol et de triglycérides), l'obésité et la sédentarité. Il est possible d'agir sur ces facteurs de risque, en modifiant ses habitudes de vie au quotidien, en ayant une alimentation équilibrée, en limitant sa consommation de sel, en pratiquant une activité physique régulière et bien entendu en arrêtant de fumer...

 

L’hypertension artérielle :

Un auto-contrôle de la pression artérielle chez des patients diabétiques, à l’aide d’un tensiomètre permet de réduire très nettement les complications et la mortalité liées au diabète. Ce contrôle est aussi important que celui de la glycémie. On considère qu’une pression artérielle supérieure à 140/90 mmHg, constatée à 3 reprises sur une période de 3 à 6 mois, définit l’hypertension artérielle que l’on soit diabétique ou non.

 

La dyslipidémie ou hyperlipidémie : il s’agit d’un taux élevé des lipides dans le sang. Ce dysfonctionnement existe chez la plupart des patients diabétiques de type 2, au moment du diagnostic. Une élévation du cholestérol plasmatique, des triglycérides (TG) ou un taux de cholestérol HDL (« bon cholestérol ») bas caractérisent une dyslipidémie. Le traitement associe une modification du régime alimentaire, de l'activité physique et des médicaments hypolipidémiants.

 

Le surpoids et l’obésité

Ils sont les conséquences directes d’une alimentation déséquilibrée, riche en sucre et en « mauvaises graisses » et d’un manque d’activité physique régulière. L’excès de masse grasse dans la région abdominale (graisse autour des viscères), définie par la mesure du tour de taille (maximum 100 cm pour un homme et 88 cm pour une femme) est en effet associé à un risque accru de diabète et de maladies cardiovasculaires, mais aussi de certains cancers,

 

La sédentarité

Elle favorise la survenue de l’obésité et donc du diabète, comme on l’a vu précédemment, se caractérise par une très faible dépense énergétique. Le temps journalier de sédentarité devient néfaste pour la santé quand il dépasse régulièrement 7 à 8 heures, ce qui est malheureusement souvent le cas.

 

Le syndrome métabolique est également considéré comme un facteur de risque.

Une personne est atteinte du syndrome métabolique lorsqu’elle présente une obésité abdominale (définie ci-dessus) et au moins deux des facteurs suivants :

•    Taux élevé de triglycérides

•    Faible taux de cholestérol HDL

•   Hypertension artérielle (HTA)

•    Taux élevé de glycémie veineuse

En France, près d’une personne sur cinq serait touchée. Et aux États-Unis, le syndrome métabolique affecterait plus de 40 % des plus de 50 ans !

Le syndrome métabolique entraîne des anomalies dans l’utilisation et le stockage du sucre et des lipides, ainsi que des phénomènes inflammatoires délétères pour notre organisme. Il est favorisé par le manque d’activité physique, la sédentarité, l’obésité ainsi que la mauvaise alimentation. 

Prise en charge des facteurs de risque :

Les Bénéfices de l’activité physique

Si l’activité physique régulière permet de prévenir l’apparition de nombreuses maladies, elle est indispensable pour toutes personnes diabétiques et joue un rôle essentiel dans le traitement, au même titre qu’une alimentation équilibrée et les médicaments. Des études démontrent en effet ses nombreux bienfaits, notamment l’amélioration de l’équilibre glycémique.

On entend par activité physique, l’ensemble des mouvements corporels produits par la mise en action des muscles et entraînant une augmentation de la dépense énergétique, au-dessus du métabolisme de repos. Les recommandations mondiales de l'OMS sont d’au moins 150 minutes d’activité physique par semaine. Il est préférable de répartir la dépense physique sur toute la semaine, en variant le type d’efforts (endurance et renforcement musculaire), la fréquence, la durée et la nature de l’activité pratiquée.

Demandez conseil à votre médecin avant tout projet de reprise d’une activité physique afin d’effectuer un bilan de santé. Ce qui compte, c'est le plaisir, la régularité et le respect de quelques règles simples.

L’activité physique aide aussi au maintien ou à la perte poids, à la diminution du stress et de l’anxiété et aussi à l’augmentation de la confiance en soi….

Le ménage : "une sorte de sport " ?

On a souvent tendance à réduire l’activité physique aux sports comme le foot, l’équitation, la natation… pourtant le simple fait de « bouger », de marcher, de faire le ménage est une activité physique recommandée, et pas seulement pour les personnes diabétiques !

 

 

L'hygiène alimentaire

Dans la prévention et le traitement du diabète, l’alimentation occupe un rôle important, au même titre que l’activité physique et les traitements médicamenteux. Les effets bénéfiques d'une alimentation équilibrée sur la glycémie et la santé, en général, sont scientifiquement prouvés. Manger équilibré est donc un bienfait indispensable.

Les aliments contiennent en proportion variable des éléments nutritifs (nutriments) nécessaires au bon fonctionnement de l'organisme. Il est important que vous les connaissiez pour vous alimenter au mieux

Nos sociétés modernes banalisent notre rapport à la nourriture. Nous mangeons de plus en plus vite, à n’importe quelle heure de la journée, des plats souvent préparés, en oubliant que l'alimentation est la source de la vie. Nous sommes ce que nous mangeons.

 

Retenez qu’il est important de vous nourrir selon vos besoins et à heures régulières, de ne pas sauter de repas, de varier vos aliments, de prendre un vrai petit déjeuner et de boire de l’eau en quantité suffisante.

 

Pour en savoir plus sur ma méthode, contactez moi par mail.

Consultations sur R.V. au : 06 13 05 74 86.

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